Wan Laisheng: l'homme aux 8 maitres.

 

Né en 1903 à Wuhan dans la province du Hubei, Wan Laisheng a la chance d’être élevé dans une famille aisée ce qui lui permettra de suivre des études universitaires et de pratiquer les arts martiaux intensivement. De fait, il se rendra en 1920 à Pékin pour étudier l’agriculture.

Passionné depuis sa plus tendre enfance par les arts martiaux, le jeune homme entreprend de mener de front ses difficiles études et la pratique du kungfu. C’est auprès de Zhao Xin Zhou qu’il trouvera son premier maître, sous la férule duquel il s’adonnera à l’étude du Liu He Men de la famille Shaolin du nord. S’ensuivra alors la valse des maîtres, tous plus prestigieux les uns que les autres, subjugués par les dispositions du jeune Wan Laisheng.

Ainsi Du Xinwu fera de Wan Laisheng l’héritier de la troisième génération de l’école naturelle, Wang Xian Zhai puis Liu Shengxian lui feront découvrir le Taoïsme, Yang Weizi lui livrera quantité de techniques Shaolin secrète et Wang Yongbiao en fera un thérapeute réputé. Sans oublier le mystique Deng Ziling et son héritage ésotérique, héritage qui n’est toujours délivré qu’à un seul disciple par génération. Puis en 1928 lors de la célèbre compétition qui eut lieu à Nankin, Wan Laisheng se distingue des autres concurrents, ce qui lui vaudra de rencontrer Liu Baichuan, détenteur de la boxe Shaolin des Luohan. Cet ancien officier impérial de la cour des Qing se verra confier par le maître Du Xinwu son jeune et brillant élève.

Bien que les compétences de maître Wan Laisheng s’étendent également à de nombreuses formes de Tai Ji Quan, de Qi Gong ou de Xing Yi Quan, ses styles de prédilections demeurent le Liuhe Men ou poing des six combinaisons et le Ziran Men ou école naturelle. Ce sont d’ailleurs ces deux styles qu’il colportera dans la partie méridionale de la Chine en la compagnie de quatre autres experts, dont Gu Ruzhang, dont on se souvient encore comme « les cinq tigres partis à la conquête du sud ».

Wan Laisheng, a en outre, composé 15 ouvrages qui font toujours autorité de nos jours tant en médecine et kungfu qu’en littérature, ou même en politique. Comme en Chine la tradition voulait que l’enseignement des arts martiaux soit gratuit, Maitre Wan Laisheng gagnait sa vie grâce à ses connaissances en médecine traditionnelle qui lui permettaient de réduire les fractures, de stopper les hémorragies voire même de guérir certaines tumeurs.

C’est pour cela qu’ il était si respecté, autant pour ses talents martiaux que pour ses qualités humaines.

 

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